Au fil des siècles, la Lorraine a connu bien des péripéties autour de ses vignes. Dans l’imaginaire commun, vins et Lorraine riment rarement ensemble, éclipés par la Bourgogne ou l’Alsace. Pourtant, l’histoire nous murmure qu’au début du XIX siècle, le vignoble lorrain s’étendait sur pas moins de 30 000 hectares (Source : Les Vins de Lorraine, Éditions du Signe). Ce patrimoine a été balayé en quelques décennies par le phylloxéra, les guerres, la modernisation agricole, et surtout le coup de massue de la crise du vin à la fin du XIX.
Pourtant, si l’on se penche aujourd’hui sur la carte des appellations françaises, les vins de Toul et de Moselle sont de retour, plus que jamais enracinés, mais surtout transformés, grâce à une stratégie : la replantation des cépages. Ce rebond n’a rien d’anodin, il porte en lui un récit d’adaptation, de choix audacieux et de passion.