- La quiche lorraine
- La potée lorraine
- Le pâté lorrain
- La tourte lorraine
- La tête de veau
- Les bouchées à la reine
- La choucroute (à la lorraine)
- Le fuseau lorrain et la charcuterie locale
- Les bergamotes et les souskas (en clin d’œil, bien sûr !) : mais place au salé !
La quiche lorraine : la vraie, la fausse… et la meilleure
Si une recette est connue jusqu’au Japon, c’est bien la quiche lorraine. Et pourtant, souvent, on la déguise ! Oubliez le fromage râpé (oui, vous avez bien lu), la vraie quiche lorraine ne veut entendre parler ni de gruyère ni d’emmental. Elle ne jure que par l’œuf, la crème épaisse, les lardons fumés et une pâte brisée fine mais friable. Le secret ? La cuisson à four bien chaud, pour une texture fondante et une surface joliment dorée, à la limite du soufflé.
- L’anecdote à raconter : Le mot « quiche » vient de l’allemand Küchen (gâteau), rappelant l’influence germanique de la région.
- Signe particulier : En 1922, selon Le Petit Journal, la vraie quiche lorraine était servie fièrement à la table des présidents français.
- Où la dénicher ? Boulangeries artisanales à Nancy (essayez Chez Jules ou la Boulangerie Vogt), marchés de Toul, et bien sûr dans les maisons familiales.
Pâté lorrain : la viande fondante sous croûte dorée
Autre roi des buffets, des fêtes de village et des pique-niques : le pâté lorrain. Ici, deux ingrédients règnent : porc (parfois veau) et pâte feuilletée, le tout parfumé de vin blanc (avec une petite maladresse, on glisse parfois un vin gris de Toul), d’ail et d’échalotes. Le pâté lorrain se savoure chaud ou tiède, en entrée ou en plat principal accompagné de salade.
- Astuce gourmande : Un pâté lorrain du matin en boulangerie fait le bonheur des vrais lorrains pour le « petit-déj » du dimanche !
- Histoire : D’origine médiévale, la recette visait à conserver la viande, avant la généralisation des frigos (Source : Cité de la gastronomie lorraine).
La potée lorraine : la générosité dans la marmite
Certains vous diront que c’est de la « cuisine de pauvres ». Mais qui refuserait un peu de réconfort ? La potée lorraine, c’est la table de famille du dimanche, un plat unique où la palette salée, le lard fumé, les saucisses et les légumes (pommes de terre, chou, carottes) mijotent ensemble. Le fumet qui s’en dégage réveille tous les instincts carnivores.
- Tradition : La potée se partage, souvent accompagnée d’un vin blanc sec (gris de Toul, évidemment !)
- Où la goûter ? Chez l’habitant, à la campagne, ou dans quelques auberges qui perpétuent la tradition (ex : Auberge du Colombier à Dommartemont).
Tourte lorraine : entre le pâté et la quiche, la cousine trapue
Parfois boudée au profit de sa cousine la quiche, la tourte lorraine se distingue par sa farce : veau et porc hachés, le tout mouillé au vin blanc de Lorraine et rehaussé d’aromates. Deux épaisseurs de pâte feuilletée enrobent le tout pour un effet dodu et moelleux. C’est le plat festif par excellence des tables du Saintois et du Toulois.
- Focus : Servie traditionnellement lors des mariages et banquets.
La tête de veau : le plat des connaisseurs
Plus audacieuse mais résolument locale, la tête de veau persillée, sauce gribiche ou ravigote, c’est le test ultime ! En Meurthe-et-Moselle, elle est souvent proposée lors des foires ou dans les brasseries anciennes de Nancy. Un plat qui se mérite, à la texture tendre – et à réserver aux vrais amateurs !
- Anecdote : La ville de Dombasle-sur-Meurthe organise encore chaque année des concours de dégustation.
Bouchées à la reine et choucroute : clin d’œil aux influences d’Alsace et d’ailleurs
Impossible de ne pas citer deux autres classiques, hérités du voisinage :
- Bouchées à la reine : Petits vol-au-vent dodus, garnis d’une sauce crémée avec dés de volaille, ris de veau ou champignons. Très populaires dans les restaurants familiaux.
- Choucroute lorraine : Variante régionale avec charcuteries locales (Montbéliard, saucisse de Nancy) et parfois pommes de terre.