La légende veut qu’un apothicaire nancéien, René Doussel, ait eu l’idée au XIXe siècle d’incorporer de l’essence de bergamote dans du sucre cuit. Mais pourquoi à ce moment-là, et pourquoi à Nancy ?
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Le sucre, un luxe devenu abordable : À la fin du XVIIIe siècle, la betterave à sucre se développe en Lorraine. On sucre désormais localement, à moins de 100 km autour de Nancy, ce qui fait chuter les prix du sucre et favorise la création de confiseries.
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Des confiseurs ingénieux : Nancy compte alors de nombreuses confiseries et apothicaireries réputées. Les artisans cherchent à se distinguer : la bergamote, rare et appréciée, devient l’occasion de créer un produit signature.
La première mention du « bonbon à la bergamote » apparaît officiellement vers 1850 dans les registres, selon le musée de l’École de la Confiserie Lorraine. Rapidement, des maisons comme Lefèvre-Lemoine, Confiserie Stanislas et La Maison des Sœurs Macarons se spécialisent dans cette friandise.
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Anecdote : La bergamote était aussi conseillée à l’époque contre la mauvaise haleine, ce qui en faisait un cadeau chic à la Cour de Stanislas !
Source : Musée de l’École de la Confiserie Lorraine, ODG Bergamote de Nancy