Toute l’histoire débute forcément avec le fruit. En Lorraine, la star, c’est bien sûr la mirabelle – saviez-vous qu’on récolte près de 15 000 tonnes par an en Lorraine (source : Les Fruitiers de France) ? Mais poire, cerise griottine ou quetsche ont aussi leurs adorateurs.
Les secrets d’un bon fruit :
- Récolte à pleine maturité : le fruit est volontairement laissé sur l’arbre jusqu’à être vraiment mûr pour atteindre un optimum en sucre et en arômes.
- Pas de compromis : la qualité prime sur la quantité. Un fruit abîmé ou pas assez mûr, et c’est toute la future eau-de-vie qui en pâtit.
- Respect des terroirs : certaines distilleries ne travaillent qu’avec des fruits récoltés à moins de 30 kilomètres ! (source : Distillerie de Rozelieures)
Fermentation : naissance des arômes
C’est dans la cuve que la magie commence : les fruits, équeutés mais rarement lavés (pour préserver les levures naturelles), sont écrasés ou broyés puis mis en fûts pour une fermentation alcoolique. Sous l’effet des levures, les sucres se transforment naturellement en alcool.
- Durée : entre 3 à 5 semaines selon le fruit et la température ambiante.
- Résultat : on obtient une « purée » titrant entre 5 et 8% d’alcool seulement.
- Astuce de distillateur: une bonne fermentation se reconnaît à son parfum floral, sans note aigre ni mauvaise odeur.
La tradition veut d’ailleurs qu’en Lorraine, le vigneron surveille ses cuves chaque matin, armé d’un simple bâton pour brasser la couche supérieure et libérer le CO₂.