C’est sans doute là que la mutation est la plus spectaculaire. En 2010, les terroirs lorrains exportaient moins de 1 % de leur production. Aujourd’hui, ce chiffre atteint presque 8 % selon la Fédération des Vins de Lorraine !
Les premières destinations ? Belgique (37 % des exportations), Allemagne (26 %), Luxembourg, Pays-Bas, Suisse. Un développement timide hors Europe, avec quelques essais au Canada, au Japon, en Scandinavie. Les salons tels que ProWein ou Vinexpo sont aujourd’hui investis par des vignerons lorrains qui cherchent à séduire importateurs et sommeliers étrangers.
La clé du succès ? Une identité forte, un storytelling de “renaissance”, la volonté de jouer la carte de la minéralité et de la fraîcheur face à l’exubérance de certains crus mondiaux. Le Gris de Toul, vinifié sec, trouve par exemple un bel écho au Luxembourg et en Allemagne, friandes de vins rosés subtils. Quant aux blancs de Moselle, ils rappellent parfois ceux du Palatinat ou des cantons suisses, créant une filiation qui séduit.