Le vignoble lorrain n’a pas attendu les tendances pour se mettre au vert : un domaine comme l’Domaine Régina à Lucey est passé en bio dès 2011, et près de 20% de la surface de l’AOC Côtes de Toul est aujourd’hui certifiée bio ou engagée en conversion (source : Fédération régionale des vins bio du Grand Est, 2023).
Mais développer des pratiques alternatives n’est pas facile quand on doit composer avec un climat changeant et un marché restreint. Les principaux axes d’expérimentation aujourd’hui :
- Optimiser la gestion de l’eau : Installation de micro-irrigations ou de couverts végétaux pour limiter l’évaporation.
- Lutter sans chimie : Expérimenter des traitements à base de plantes, la confusion sexuelle pour perturber les ravageurs.
- Réveiller les cépages “oubliés” : Certains rescapés, comme le pinot noir ou le pinot meunier, retrouvent une place dans les assemblages et deviennent des arguments de différenciation.
Signalons aussi le dynamisme de la Maison des Vins de Toul, qui organise chaque année des portes ouvertes et des dégustations pour faire (re)découvrir la palette des vins lorrains, aux professionnels comme au public.